LA MUNICIPALITÉ BÉTHUNOISE SE LA JOUE À LA POUTINE
- TERRES DU NORD MATIN
- 16 mars 2022
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Le feu couvait depuis de très longs mois. Les syndicats étaient gentiment invités à jouer à la grande muette. Point question de ternir la sainte image du maire et son fidèle associé dans l’opinion publique.
Qu’on se le dise et tienne pour acquis, nos chers chérubins travaillent d’arrache-pied dans l’intérêt de tous. Belle image d'Epinal ou plutôt bullshit !
Jamais le personnel communal n’avait été aussi mal traité avant l’ère « tic et tac ». Les premiers symptômes apparaissant, l’épouse du premier magistrat, consultante à ses heures perdues, voulut bien s’occuper de la tâche, et administrer l’indispensable remède pour mener tambour battant la transformation des emplois et compétences.
Mais le chamboule-tout des services et missions qui suivit provoqua son effet : Multiplication des chefs et sous-chefs censée faire des miracles, anomie, désorganisation, démoralisation, suppression d’acquis, méfiance entre agents suspectés d’être soit à la solde du pouvoir soit d’être nostalgique d’un passé révolu, recours excessifs aux CDD, promotions canapé, avalanche d’arrêts-maladie pour dépressions et autres pathologies.
Le fidèle soldat Cordonnier fut appelé à la rescousse. Il fallait bien sauver les apparences. Sa bonhomie devait cicatriser les plaies. Rien n’y fit.
L’ultime solution sonna le glas. Il était venu le temps de l’Hégire. S’adjoindre les services de consultants en guise d’aveu inavoué d’incompétence, telle serait la direction à suivre.
Quoi qu’il en coûte !

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