LREM N'EXISTE PAS DANS LE PAS-DE-CALAIS: (III) MARGUERITE DESPREZ UN RETOUR À SES FOURNEAUX ?
- TERRES DU NORD MATIN
- 24 janv. 2022
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Sous ce titre tristement sexiste nous voulons émettre l'hypothèse que les carottes sont cuites pour la députée de la 9eme circonscription du Pas-de-Calais : Marguerite Audebert-Desprez. Nous avons décrit dans nos articles précédent LREM comme un parti politique hors sol qui n'existe que par ses parlementaires élus lors de la puissante vague issue de l'élection présidentielle de 2017. Chacun sait qu'un morceau avalé n'a plus de goût et la probable réélection du président sortant ne produira pas les mêmes effets. Bien au contraire nous irons droit vers une cohabitation..

Ce ne sont pas les actuelles gesticulations du parti présidentiel avec ses tristounettes distributions de tracts sur le marché de Lens, Boulogne, Saint Omer qui changeront quoi que ce soit. Et encore moins le ridicule comité de soutien constitué de parlementaires, discrédité dès sa naissance par la présence d'un sénateur: Michel Dagbert, qui, il y a quelques semaines encore, critiquait l'immobilisme présidentiel et l'échec de la politique gouvernementale…
Nous sommes toujours dans l'apparence ! Revenons au Béthunois.
S'EN MORDRE LES DOIGTS

Selon la presse locale, toujours économiquement du côté du manche, les relations entre la députée de la 9eme circonscription et le maire de Béthune traverseraient une zone de turbulence. Ce que confirment de plus certaines confidences que nous avons pu recueillir d'ici et là. Les critiques envers Marguerite Desprez par ses alliés Républicains-UDI d'hier sont de plus en plus acerbes, policées en public mais violentes en privé.
Celle qui a contribué à faire d'Olivier Gacquerre, le "Macron compatible", roi doit aujourd'hui sans mordre les doigts. Ce n'est pas pourtant faute d'avoir été alertée lors de sa chasse contre les marcheurs issus de la gauche progressiste, du vrai visage du maire de Béthune qui a dans son ADN les chromosomes dominants du mensonge et de la trahison. Elle est isolée, sans marge de manœuvre, et pèse politiquement ce que pèse le Modem, éventuellement fortifiée par une léger souffle - mais très léger- macroniste. Les résultats de dernières élections régionales, voire cantonales dans sa circonscription législative confirment largement notre constat.
Dur dur, pour la parlementaire sortante, qui pourtant a fait le "job" comme députée. La seule qui avait réalisé le bon diagnostic concernant Bridgestone, mais qui malheureusement n'a pas été entendue dans le brouhaha habilement diffusé par les pseudo défenseurs de l'usine et complices de sa liquidation.
UN CANDIDAT UDI : LE MAIRE OU L'UN DES SES ADJOINTS

La désignation par Les Républicains, quelques soient ses qualités, d'un jeune inconnu pour briguer la place, n'est qu'un subterfuge pour ouvrir le champ à une candidature du maire de Béthune (UDI), dans le cadre des accords électoraux entre les deux partis. La nomination par le "clan Gacquerre" du Républicain, Pierre-Emmanuel Gibson comme président du Sivom du Béthunois s'inscrit dans cette stratégie. C'est le monnaie d'échange pour sa mise en retraite anticipée (ou provisoire !).
Par contre, la nomination surprise, suite à deux décès, d'Amel Gacquerre comme sénatrice, bouleverse légèrement ce scénario. Cette dernière souhaitera légitimement restée sénatrice, privant logiquement dans les accords électoraux entre les deux partis, son mari d'un destin de parlementaire...
Si l'on se fie là encore aux résultats des dernières élections régionales et au score de Xavier Bertrand, le maire de Béthune (ou l'un de ses adjoint UDI) a toutes les chances de gagner, du moins d'être présent au second tour. Nous pensons plus à un proche, comme Hakim El Azouzi.
QUID DE LA GAUCHE ?
Comme au niveau national, la gauche du moins dans le béthunois est plus que divisée, et même en voie de disparition. Le dernier avatar est l'opération volontaire d'assassinat politique du couple Delbart -Delannoy lors des dernières élections départementales, qui discrédite totalement leurs initiateurs. La gauche paradoxalement bénéficie toujours d'un large électorat, mais souffre d'une mortifère carence d'identification. Ce qui n'est pas le cas à Lens , à Liévin, à Boulogne, etc.

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