LES 30 % DE BÉTHUNOIS VIVANT SOUS LE SEUIL DE PAUVRETÉ VONT POUVOIR SE RASSASIER …
- TERRES DU NORD MATIN
- 30 sept. 2021
- 3 min de lecture


Pour certains la fin du mois commence le 10 (1), et bien souvent leurs enfants partent à l’école le ventre vide. Loin de nous de jouer au misérabilisme, mais nous refusons de jouer à l’autruche face à une réalité que nos élus de la majorité béthunoise semble ignorer, et utiliser l'argent public à d'autres priorités.

"Si la misère a besoin d'un porte plume nous voulons tenter, loin de toutes considérations politiciennes, d'en être le scribe."
La politique prioritaire du premier magistrat de Béthune, si on en croit sa plume complaisante dans la presse locale, c’est l’animation. Pas un Béthunois ne contestera pas par expérience ce constat ! Ce choix politique du premier magistrat de la cité de Buridan en vaut un autre, mais ce n’est pas le nôtre, et loin s’en faut.
La ville de Béthune compte plus de 30% de citoyens vivant sous le seuil de pauvreté et ce n’est pas l’accumulation ruineuses d’animations, plus ou moins réussies, qui règlera le problème, ni créera les conditions du développement de la commune. Qui se paupérise, se désertifie dangereusement dans certains domaines fondamentaux, et dont la population fond comme neige au soleil. On est plus sur le registre du gaspillage d'argent public que sur celui d'une politique cohérente et formalisée de développement !
Une priorité qui se traduit par de nouvelles annonces comme autant de lapin d'un chapeau sans fond, comme cette risible opération de palettes pour battre le record de la connerie(2). On avait déjà eu ce burlesque toboggan qui attira au mieux quelques centaines de participants (lire ici).

Mais le maire s’est fait plaisir, et il a pu se mettre en scène, malheureusement pour lui d’une manière tristement bouffonne.
On amuse le peuple pour lui faire oublier l’absence de politique municipale sérieuse de solidarité. Sinon de ridicules « coups médiatiques » comme cette opération ratée d'appel aux dons pour recycler du vieux matériel informatique destiné aux défavorisés. La charité plutôt que la solidarité.
C'est le choix archaïque d’un libéralisme en économie qui croit aux vertus du marché, à sa main invisible et de ses ajustement spontanés bien plus qu'aux exigences régulatrices de la puissance publique. Une idéologie utile en la circonstance pour justifier l'immobilisme municipal.

Comments