Nous nous répétons, mais le dossier de l'aire de "Grand Passage" par l'agglo Béthune-Bruay, est révélateur de la démission des politiques, incapables hier comme aujourd'hui, de prendre une décision. Obligeant l'État à se substituer à leur incurie décisionnelle et un président incapable d'imposer un choix politique, faute d'une majorité de conviction, mais malheureusement pour le territoire, surtout rural, de compromission.
Au-delà de ce constat consternant, cette affaire révèle les graves carences du processus délibératif de la communauté d'agglomération de Béthune-Bruay. D'inquiétantes dérives.
Olivier Gacquerre, comme maire de Béthune, a déjà été sévèrement pointé du doigt par la Chambre Régionale des Comptes des Hauts de France, pour sa rétention d'informations, notamment budgétaires, envers les conseillers municipaux béthunois, qui prennent en bout de course, des décisions (les élus majoritaires essentiellement) sans connaître tous les aspects et données des problèmes. Un comble !

L'association Anticor de lutte contre la corruption a donné, pour le mandat précédent du maire d'Olivier Gacquerre, un sévère carton rouge pour le manque de transparence de sa gestion et la non tenue de ses engagements.
Pire, le maire et son premier adjoint refusent de fournir des explications sur d'énormes factures d'hôtel, de restaurant et de déplacement, au motif que les services sont débordés.
Ou encore un silence suspicieux sur 5,5 millions d'aliénations de patrimoine municipal béthunois (lire ici)... Ou à l'agglo l'étrange recrutement d'un journaliste d'un hebdo local pour son service communication. Ou l'ahurissant silence sur la dette de 1,5 million d'euros de l'ex-entreprise Bridgestone de Béthune. Etc.
Nous pourrions multiplier les exemples à l'infini. Ce n'est pas l'opacité de ce type de gouvernance qui rétablira le lien de confiance entre les élus et les citoyens. L'échec des pseudo concertations organisées par l'agglo se révèlent des fiascos, parce que la parole de l'agglo n'est plus crédible.

Olivier Gacquerre reproduit, dans l'institution de coopération intercommunale, le même style de management "poutinien", certes d'opérette, mais aux effets pervers réels.
Nous ne voulons pas mettre en difficultés la maire d'Houdain, mais son interview dans notre quotidien local, reflète le malaise des délégués communautaires, qui sont tenus à l'égard du processus décisionnel.
C'est une réalité que certains délégués nous dénoncent, sous couvert d'anonymat, de craintes de représailles financières (1) envers leurs communes (NDLR : à titre d'exemple, le comportement du président dans le dossier du CRAM de Verquin est scandaleux). Il nous demande de lancer un pavé dans la mare. Voici donc un premier caillou.
C'est le "clan béthunois" qui décide en coulisse.
Ci-dessous quelques extraits significatifs


On comprend les hésitations du maire de Houdain à recevoir la presse. Pour dire quoi !
Mais Isabelle LEVENT-RUCKEBUSCH, maire de Houdain, ne manque pas de lucidité :

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